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À lire et à découvrir (Écrits d’étudiants)

20/06/2015

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3 comentaris sobre “À lire et à découvrir (Écrits d’étudiants)

  1. mgodoy ha dit:

    Voici mon travail sur la lecture de Le père Goriot d’Honoré de Balzac, faite au C1 de français:

     
    Le père Goriot, d’Honoré de Balzac
     

     
    Honoré de Balzac (1799-1850) fut un des plus importants romanciers de la littérature française et universelle. Dans son œuvre La Comédie humaine, titre qui transforme celui de Dante, il réunit plus de quatre-vingt-dix romans et nouvelles, publiés entre 1829 et 1855, dont Le père Goriot est un des plus remarquables. Sa publication a commencé dans la Revue de Paris en 1935 et il paraît en 1942 en librairie.

    Balzac est considéré comme un des principaux représentants du réalisme littéraire car il vise à présenter dans son œuvre  la société française de son époque.
     
    Le père Goriot est un roman dont le protagoniste est un vieillard veuf qui habite une pension tenue par une femme veuve, madame Vauquer. Cet homme, qui avait fait une considérable fortune comme vermicellier pendant la révolution, est en train de ruiner à cause de ses filles, mariées avec des nobles qui le méprisent. Lui, fou et aveugle d’amour pour elles, est incapable de rien leur nier et préfère vivre dans la misère pour répondre à tous les caprices frivoles de ses filles, lesquelles, en plus, ne correspondent pas du tout à l’amour de leur père. Cela le porte en plus à être une victime du mépris de ses voisins de pension:
     
    « Il se rencontrait, comme dans les collèges, comme dans le monde, une pauvre créature rebutée, un souffre-douleur sur qui pleuvaient les plaisanteries. » Celui-ci est monsieur Goriot.
     

     
    Bien que le protagoniste soit monsieur Goriot, le roman présente d’autres personnages également intéressants. En fait, tous les habitants de la pension forment une mosaïque de personnages déracinés et manqués. Dans ce paragraphe magistral Balzac nous présente la scène où se déroulera son récit :
     

     
    « Mais Paris est un véritable océan. Jetez-y la sonde, vous n’en connaîtrez jamais la profondeur. Parcourez-le, décrivez-le : quelque soin que vous mettiez à le parcourir, à le décrire ; quelques nombreux et intéressés que soient les explorateurs de cette mer, il s’y rencontrera toujours un lieu vierge, un antre inconnu, des fleurs, des perles, des monstres, quelque chose d’inouï, oublié par les plongeurs littéraires. La Maison-Vauquer est une de ces monstruosités curieuses.»
     

     
    À remarquer Vautrin, un homme de quarante ans, présomptueux, qui est en réalité un forcé évadé considéré très dangereux et qui a une énorme influence sur le jeune Eugène de Rastignac. Voici une citation qui montre ses idées : « L’honnêteté ne sert à rien. […] La corruption est en force, le talent est rare. Ainsi, la corruption est l’arme de la médiocrité qui abonde ».
     

     
    Eugène de Rastignac peut être considéré comme le deuxième protagoniste du roman. Il est un jeune homme de province, le fils d’une famille modeste, qui est allé à Paris pour étudier le Droit. Séduit pour le luxe de la haute société de la grande ville, il se débat entre son ambition et les influences de Vautrin, d’un côté, et la pitié qui lui inspire la figure du père Goriot ajoutée au rejet de la misère morale et l’ingratitude humaine dont il a été témoin, de l’autre.
     

     
    Les filles de Goriot, de son côté, représentent la frivolité, l’inconscience et l’impiété  portées à l’extrême. Après avoir fait tous les sacrifices imaginables, Goriot n’espère qu’une visite et un petit geste d’affection de ses filles, mais il devra mourir sans connaître ni l’amour ni la gratitude, car elles n’ont pas daigné lui rendre visite.
     

     
    Tandis que ses filles se préparent à aller au bal, monsieur Goriot entre dans un état terminal. Eugène pense qu’elles devraient suspendre toute joie et aller au chevet de son père. Elles ne feront pas cela et le jeune homme deviendra « épouvanté de cet élégant parricide. […] Il voyait le monde comme un océan de boue dans lequel un homme se plongeait jusqu’au cou, s’il y trempait le pied. »
     

     
    On peut lire cette œuvre comme un roman d’apprentissage puisqu’on y voit le déroulement d’Eugène et son évolution morale. Néanmoins, à la fin il tombe du côté de Vautrin. Il va sacrifier sa conscience au plaisir et au succès social. Ce qui a prévalu dans cette jeune âme est le cynisme et le désir de réussir en société à tout prix, plutôt que la rectitude morale, qu’il doit croire inutile. Il faut dire que ce personnage va apparaître dans d’autres romans de l’auteur et on pourra y voir son évolution.
     

     
    Par rapport à la langue, la principale difficulté est aussi une de ses richesses : le vocabulaire, qui demande un effort au lecteur pas habitué au registre littéraire.
     

     
    Balzac est sans doute un maître de la description des ambiances et surtout des personnages. Il démontre une fine et aiguë pénétration dans les comportements humains.
     

     
    C’est intéressant aussi de connaître la société parisienne de l’époque. L’histoire commence en 1819. Cela veut dire que les personnages ont dû vivre des circonstances historiques très agitées. Madame Vauquer le résume très bien dans cette phrase, en se plaignant de la chute de sa pension : « Car, vois-tu, nous avons vu Louis XVI avoir son accident, nous avons vu tomber l’Empereur, nous l’avons vu revenir et retomber, tout cela c’était dans l’ordre des choses possibles ; tandis qu’il n’y a point de chances contre des pensions bourgeoises : on peut se passer de roi, mais il faut toujours qu’on mange. » Quelle leçon de réalisme !
     

     
    Ce que j’ai le plus aimé, outre la richesse et le détail des descriptions, est sa façon de montrer le caractère moral des personnages. Il y a beaucoup de phrases à souligner. Par exemple celles qui montrent jusqu’à quel point Goriot a été une victime d’un amour fou sans réciproque :
     
     « J’ai bien expié le péché de les trop aimer. Elles se sont bien vengées de mon affection, elles m’ont tenaillé comme des bourreaux. […] Je les aimais tant que j’y suis retourné comme un joueur au jeu. » […] « J’ai vécu pour être humilié, insulté. »
     
    Ou celle-ci de madame Vauquer, qui, sans ombre de pitié, uniquement inquiète pour son argent, dit devant la mort de son hôte: « Tant mieux pour lui qu’il soit mort ! » Le narrateur y ajoute : « Ce fut la seule oraison funèbre d’un être qui, pour Eugène, représentait la Paternité. »
     

     
    Je conseillerais cette lecture à quelqu’un intéressé par la littérature, qui n’ait pas peur de lire un roman un peu long, mais très bien écrit, vraiment écrit par la plume d’un maître.
     
                                                                                       
     
    Lourdes Godoy
     

  2. Joan Flores ha dit:

    Drôle de Phrase:

    … Et à Lyon on aime bien se rincer le corgnolon avec un canon dans les mâchons. 

    Ce qu’on a trouvé sur la toile:

    se rincer le corgnolon = “boire un coup” (le corgnolon étant le gosier)

    un canon (boire un canon) : un verre, un coup, un pot. j’paye mon canon = Je paye ma tournée. Le mot provient de certains verres à cul épais qu’on pouvait frapper violemment sur la table, faisant un bruit “de canon”.

    un mâchon :  copieux repas traditionnel du matin (entre 10h et midi, ce qui correspondrait au brunch américain), encore servi le week-end dans certains bouchons.

    un bouchon [lyonnais] : un petit restaurant de spécialités lyonnaises, ou le nom du repas qu’on y prend (le soir, par opposition au “mâchon” du matin)

    À plus…

  3. Joan Flores ha dit:

    Salut,

    En suivant le lien ci dessous, vous trouverez un excellent réportage sur le camp de Rivesaltes.

    Je vous encourage à le lire et à regarder les vidéos. C’est très intéressant.

    Le camp de Rivesaltes, un concentré des horreurs faites aux réfugiés

    À bientôt.

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